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Il a remporté le prix du jeune écrivain en 2000 avec Rom, cette nouvelle est éditée au Mercure de France. 


Nouveaux Indiens paru au Seuil en août 2009, dans la collection Fiction et Cie, a obtenu le prix du Premier Roman 2009. A., le héros et narrateur de Nouveaux Indiens, est un jeune anthropologue français qui rejoint pour quelques mois le campus de Mills College, à Oakland, en Californie dans le but de mener des recherches sur l'improvisation musicale. Son enquête change de terrain lorsque, sur fond de campagne présidentielle Bush-Kerry, il est intrigué par la mort de Mary, une danseuse devenue anorexique à la suite de son séjour chez les indiens Guayaki. Ce premier roman joue avec les codes, ceux du récit de voyage mais également ceux du roman policier en créant un jeu sur la vitesse. Aux passages lents et laconiques d'observation et d'enquête viennent contraster ceux qui s'affolent et qui donnent à la langue la rapidité et la richesse de la poésie sonore. La structuration en courts chapitres répond à l'enjeu de mise en voix présent dans l'écriture même du roman. 



L'Homme bambou, deuxième roman de l'auteur, est paru en janvier 2013 aux éditions du Seuil, dans la collection Fiction et Cie. Le bambou, fil conducteur entre les deux romans, vient à pousser sur le corps de A devenu jardinier. Cette métamorphose conduit le narrateur et Maïa, sa compagne impétueuse, dans une cavale d'un an et demi à travers la France et l'Europe : le monstre est tour à tour objet de foire et d'expérimentations. La langue du roman se métamorphose elle aussi, elle se végétalise en quelque sorte.



Résidences d'écriture 

  • Il a débuté l’écriture de son second roman L’Homme Bambou en décembre 2009 dans le Gers à la « Maison des écritures » de Lombez. Cette résidence a été soutenue par le CNL (Centre national du livre). 
  • Le Muséum national d'Histoire naturelle, soutenu par la région Île-de-France, l'a accueilli de janvier à février 2011. Cette structure lui a permis de nourrir son second roman, tant pour la recherche documentaire qu’il a approfondie à ce moment-là qu’en tant que lieu inspirant puisque s’y déroule la fin deL’Homme Bambou. On y trouve des textes pris au vol autour de la résidence d'écriture et de l’émerveillement qu’a suscité la découverte du lieu. Des mots d'enfants participant aux ateliers d'écriture sont aussi prétextes à une réflexion sur l’écriture et son articulation avec le végétal. 
  • Dans le cadre de « Caza d'oro », il s'est rendu à Barbastro (Espagne) d'avril à mai 2011. La résidence entretient un échange et un métissage artistique entre les vallées françaises d’Arize-Lèze et l’Aragon espagnole. Pour Jocelyn Bonnerave, cela a donné lieu à une rencontre avec d’autres artistes : Bathi Fox et Julian Jonas Revilla Tora. 
  • Il a débuté l’écriture de son troisième roman à Taninges, dans la chartreuse de Mélan (74) de mars à juin 2012. Cette résidence a pu avoir lieu grâce à la fondation FACIM.